lundi 15 août 2011

REPRISE EN MAIN DE MES PINCEAUX




A la suite de la visite de Françoise et Pierre Souchaud fin juillet 2011, je relève le défi de mon amie galeriste et accepte de réaliser une toile pour le 15 septembre afin de participer au salon nîmois ARTNIM du 23 au 26 septembre 2011...


Françoise m'impose une contrainte qui me bloque: elle voudrait une felouque, ce qui représente pour moi une image d'Epinal de l'Egypte et qui de plus ne correspond pas à ce que je connais de ce pays...(Tanis a bien été un port, mais avant JC!)
J'interprète cette demande comme un désir de me pousser à travailler sur des sujets plus universels que l'accumulation d'objets antiques qui peuvent paraître réservés à des initiés.

J’ai alors repris la réflexion qui m’emmène régulièrement naviguer sur des vestiges remodelés par l’usure. L’attirance mélancolique d’un monde disparu. Celui-ci prend l’apparence d’un passé archéologique, mais il s’agit également d’un passé récent englouti par le temps, l’enfance.

L’accumulation d’objets, façonnés par l’homme, retournés à la terre, permet une relecture de ces derniers : à la durée de vie éphémère qu’ils ont eu s’oppose la durée illimitée d’enfouissement qu’ils ont.

Lorsqu’ils « sortiront au jour » à nouveau, ils auront acquis une nouvelle vérité avec une nouvelle apparence.

J’ai choisi de montrer de petits jouets qui appartenaient à mon père né en 1905, et que j’avais le droit de sortir de leur précieux emballage une fois par an, si j’étais très sage. (Ce choix me paraît plus universel que des objets antiques.)

Ils m’évoquent ces merveilleux « modèles » égyptiens trouvés dans les tombes de l’Ancien Empire , petites figurines de bois peint, avec barques, maisonnettes, meules à grain etc… enfin tout ce qui décrivait le métier du défunt de son vivant.

La salle qui les contient au Musée du Caire m’a toujours attirée comme un aimant.

D’égyptien, il y a l’empilement évoquant l’antichambre du tombeau de Toutankhamon ou de Psousenes lors de leurs découvertes…

La felouque aux voiles gonflées de vie, qui surmonte l’amoncellement de toute cette mémoire enfouie navigue de droite à gauche. Elle ressemble à un jouet.

Si elle basculait de l’autre coté de la ligne, elle aurait la place de s’incruster.


mardi 29 septembre 2009

Aujourd'hui, j'envoie mon illustration à Paris




Voilà, Peter sous les traits de mon plus jeune fils, Corentin, va rejoindre Isa Lebre, la talentueuse galeriste de l'Art de Rien, pour être exposé avec une cinquantaine d'autres illustrations de Peter Pan....dès le 7Octobre.
J'ai choisi Corentin comme modèle, parcequ'il me semblait correspondre au personnage dans ce moment du livre où il surveille avec acuité les réactions de l'oiseau imaginaire qui le survole: il est effectivement en train d'enlever ses oeufs du nid(imaginaire)afin de s'y installer lui-même!
Je le voyais donc malicieux, intelligent, incisif et .....doté d'un aplomb à toute épreuve....

dimanche 27 septembre 2009

A propos de Peter Pan



Petit montage pour mieux rendre le nid de l'oiseau imaginaire....